COVID-19: POURQUOI NE PAS INNOVER EN TESTANT AVEC DES CHIENS?

« Les chiens sont formés en quelques jours et les frais d’entretien se limitent au coût de la nourriture.» (Dominique Grandjean, professeur à l’EnvA)

Si l’illustration d’un chien « Golden Retriever »portant des lunettes est fantaisiste, le sujet de ce post est sérieux! Comme l’a dit Charlie Chaplin, l’humour renforce notre instinct de survie et sauvegarde notre santé d’esprit. Et l’on peut dire qu’en ce temps de pandémie, ses propos étaient prémonitoires. La pandémie actuelle va encore perturber pendant de nombreux mois notre vie avec les mesures sanitaires mises en place! Chaque jour en lisant les derniers chiffres sur l’évolution de la pandémie, la perspective d’un renforcement des mesures sanitaires se profile dans les régions où il y a un fort taux de contamination et une taux d’occupation des lits en flux tendu. Allons nous de nouveau vers un re-confinement (localisé ou généralisé) préconisé par des médecins, comme dans certains pays (Espagne, Israël, Royaume Uni, l’Italie) ? Nous verrons bien…

Depuis la possibilité pour tout et chacun d’obtenir un test PCR sans ordonnance, les laboratoires d’analyses médicales sont engorgés, faisant exploser les délais des résultats pouvant porter préjudice aux vrais malades!

Alors, pour aider les soignants et pallier à l’engorgement des tets, reparlons une fois de plus du rôle des chiens détecteurs du virus auxquels j’ai consacré récemment deux posts: Les chiens, auxiliaires dans le dépistage du Covid-19 et Covid-19: sa signature olfactive avec les chiens renifleurs.

La recherche sur les chiens dressés à détecter l’odeur de la Covid-19 est une innovation mise en oeuvre dans certains pays à grande échelle. Un article publié dans le BMJ publié le 25 septembre évoque cette stratégie!

Depuis le 22 septembre, des chiens dressés à détecter l’odeur du virus ont été affectés à l’aéroport d’Helsinki-Vanta. Wisenose, le site de référence des chiens détecteurs de maladies rapporte qu’ils sont dix chiens dressés spécialement pour la Covid-19. Un chien ainsi dressé est capable de détecter entre 10 à 100 molécules alors que pour un kit de détection, il en faut 18 millions. Sacrés nez ces chiens!

Les tests préliminaires menés par les chercheurs de la faculté vétérinaire de l’université d’Helsinki montrent que les chiens peuvent être efficaces à 100 pour cent! Et ils peuvent sélectionner les personnes atteintes du virus avant l’apparition des symptômes.

Ulla Lettijef, directrice de l’aéroport définit la Finlande comme pionnière: « à notre connaissance, aucun autre aéroport n’a essayé de faire appel à la détection canine à une si grande échelle. Cela pourrait être une avancée majeure pour enrayer l’épidémie de Covid-19.»

Amis des animaux, vous allez être déçus car pas question de caresser ces chiens et de leur faire des calins! Les personnes qui sont testés avec les canidéss doivent essuyer leur peau avec une lingette qu’ils devront placer dans un récipient. Ceux qui seront positifs seront orientés vers le service de santé.

Deenan Pillay, professeur de virologie à l’University College London se montre sceptique sur l’apport des chiens: ils « ne sont pas une solution miracle, et ils ne remplaceront pas une approche de santé publique efficace.» On peut-être avoir les deux, non? L’un n’exclut pas l’autre.

Et où en est-on dans notre pays avec l’utilisation des chiens détecteurs de Covid-19? La France fût pionnière sur le sujet dès le mois de mars avec le projet Noasaïs initié par le professeur Dominique Granjean, enseignant-chercheur à l’école nationale vétérinaire d’Alfort. La revue Challenges a consacré le 10 septembre dernier un chouette article sur ce projet! Bien qu’il soit jugé prometteur par les experts, il fait un malheur à l’étranger mais en France, il a du mal à décrocher des subventions publiques pour se développer comme en Finlande. L’expertise développée par l’EnvA se développe dans le monde entier sauf chez nous.

Ainsi que le souligne le professeur Dominique Grandjean « Cette méthode est complémentaire de celle du dépistage par PCR qui, aujourd’hui, est encore la seule sur laquelle s’appuient les autorités. Résultat, les laboratoires d’analyse sont sous l’eau alors que l’on pourrait les soulager avec notre protocole si facile à mettre en oeuvre» et « Les chiens sont formés en quelques jours et les frais d’entretien’ se limitent au coût de la nourriture. » La facture pour l’Assurance maladie des tests PCR, quant à elle, dépasse les 250 millions d’euros par mois.»

Dommage, vraiment dommage….un immense gâchis et c’est désespérant!

Pour en savoir plus:

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https://www.geo.fr/histoire/des-chiens-renifleurs-decouvrent-des-sepultures-vieilles-de-3000-ans-en-croatie-198336

Auteur : Nicole Bétrencourt

Psychologue clinicienne, psychosociologue

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