COMMENT L’ISLANDE LUTTE CONTRE LA TOXICOMANIE ET LES ADDICTIONS

Le programme de prévention primaire de lutte contre la toxicomanie et les addictions mis en place en Islande repose sur le pragmatisme et le bon sens, et les résultats obtenus prouvent que ça marche.

12483311-outline-map-of-iceland-filled-with-their-flag
Le rapport annuel de l’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies de 2017, fait état d’une évolution inquiétante du marché des opiacés,  et ce avec un nombre important de surdoses mortelles. Le cannabis reste avec la cocaïne l’une des substances illicites le plus consommée par les jeunes Européens de 15 à 34 ans.  En Europe, contrairement aux U.S.A, le canabis est souvent fumé avec du tabac. L’année dernière 16,6 millions de jeunes ont consommé du cannabis, et chez les adultes de 15 à  64 ans, 22,1 millions en ont consommé au cours des 12 derniers mois, et 83,2 millions au cours de leur vie. Il existe de fortes disparités suivant les pays. La consommation de cannabis est en baisse en Allemagne, Espagne et Royaume-Uni contrairement à la France qui la voit augmenter depuis 2010. Le cannabis continue est associé à d’autres problèmes de santé; et il est la drogue  à l’origine de  la plupart des traitements déclarés pour consommation de drogue. Concernant l’alcool, l’OMS constate que l’Europe arrive en tête du classement mondial concernant sa consommation. Selon un rapport de l’OCDE en 2015, la France figure parmi les premiers pays en terme de consommation d’alcool. Si sa consommation diminue régulièrement dans notre pays, 10% des adultes sont aujourd’hui en difficulté avec l’alcool.

 

L’alcool est la substance la plus consommée chez les jeunes de 16 à 16 ans. C’est ce que révèle le rapport de l’ESPAD (European School Survey Project on Alcohol and Other Drugs). 78% des jeunes qui ont répondu à cette enquête avouent en avoir consommé à l’âge de 13 ans. Et ne parlons pas du Binge Drinking! S’il est constaté une baisse du tabagisme et de la consommation d’alcool, il faut noter que les élèves européens consomment plus d’alcool que leurs homologues américains. Ors, c’est prouvé suivant les règles de «l’Evidence Based Médecine», la consommation précoce d’alcool et de drogue augmente considérablement les risques de problèmes de santé. Ces chiffres sur les substances addictives, concernent principalement les jeunes! Ors, un pays fait exception à cette règle exponentielle et il pourrait servir d’exemple: l’Islande.

Ce ne fût pas toujours le cas en Islande,  et il faut remonter à une vingtaine d’années! Lorsqu’on compare la consommations de cannabis, d’alcool et de tabac entre 1998 et 2016, la diminution est drastique, et les jeunes sont quasi abstinents.
Les statistiques le prouvent:
-En 1998, 17% les jeunes Islandais de 15 à 16 ans consommaient du cannabis, et en 2016, plus que 7% !
-En 1998, 42% consommaient de l’alcool, et ils ne sont plus que 5% en 2006,
-Et en 1998, ils étaient 23% à fumer versus 3% en 2016.
Aujourd’hui, l’Islande fait figure d’exemple au classement des adolescents les plus « clean » sur le chapitre des addictions. Ils sont quasi-abstinents.

C’est le psychologue et professeur américain, Harvey Milkman qui a contribué à implanter à l’échelle nationale le modèle de prévention primaire islandais. Harvey Milkman enseigne une partie de l’année à Reykjavik, et est l’auteur de nombreux ouvrages de référence consacrés à la drogue.

Au début des années 70, Harvey Milkman  a assisté au phénomène de masse de l’usage de drogues de toutes sortes. Quand il était en stage à l’hôpital psychiatrique de Bellevue (New York), le LSD était déjà présent (et il n’était pas encore interdit), et de nombreuses personnes fumaient de la marijuana. Et la prise de certains types de médicaments (psychotropes, amphétamines) s’était aussi répandue. C’est tout naturellement que son doctorat va porter sur ces substances psychoactives et psychostimulantes. Il fait le lien entre la prise de certaines substances et la pression psychologique (le stress) inhérente à chacun. Le stress est un élément incontournable de notre vie. Il est très difficile à définir car ses effets varient d’une personne à l’autre.Indispensable à court terme mais dangereux s’il se prolonge. Il peut avoir un effet positif ou négatif. Par exemple, il peut favoriser la mémorisation ou bien au contraire la diminuer. Prendre de l’héroïne ou des amphétamines serait un choix orienté pour affronter son type de stress. Selon Harvey Milkman, les utilisateurs d’héroïne veulent l’atténuer, et ceux des amphétamines veulent au contraire en profiter en le décuplant.

Sous la houlette du National Institute of Drug Abuse,  après sa thèse, Harvey Milkman rejoint un groupe de chercheurs censé répondre aux questions suivantes:

-Pourquoi certaines personnes commencent-elles à se droguer?

-Pourquoi continuent-elles ?

-Où se situe leur seuil de tolérance ?

-Peuvent-elles arrêter ?

-Et à quel moment, en reprennent-elles?

Toutes ces interrogations s’appliquent aux collégiens. La chimie du cerveau joue un rôle prépondérant  L’immaturité du cerveau adolescent et en particulier du cortex préfrontal (visible sur IRM) explique en partie l’instabilité du comportement, et leur goût du risque engendrant des comportements à risque. Leur cerveau est sous l’influence des hormones liées à la puberté. Cette grande production d’hormones dans leur cerveau influence directement la production de sérotonine. Dépendants de la chimie de leur cerveau, les adolescents peuvent obtenir cet effet dans le cerveau en volant des radios ou des voitures ou par des substances psychostimulantes. L’alcool modifie la chimie du cerveau d’abord par un effet sédatif qui désinhibe (à doses limitées) et réduire l’anxiété. Harvey Milkman pense que les « gens peuvent devenir dépendants de l’alcool, des voitures, de l’argent, du sexe, de la nourriture trop riche, de la cocaïne-bref, à n’importe quoi. L’idée de dépendance comportementale est devenue notre marque de fabrique»

À partir de cette constatation comportementaliste, l’idée de mettre en place un programme social autour de personnes qui veulent modifier leur psyché sans les effets délétères des drogues a germé.

En 1992, Harvey Milkman et son équipe de Denver ont obtenu une subvention qui offrait aux adolescents des solutions alternatives aux drogues et à la criminalité. Leur programme s’adressait aux enfants à partir de 14 ans qui se droguaient ou qui étaient tombés dans la petite délinquance. Mais on leur a présenté ce programme innovant d’une autre manière que celle des autres programmes qui avaient échoué. L’esprit de ce programme est contenue dans ces propos: « nous ne leur avons pas dit, vous venez pour un traitement. Nous leur avons dit que nous allions leur enseigner tout ce qu’ils voulaient apprendre: la musique, la danse, le hip hop, l’art, les arts martiaux.»

L’idée part du principe que ces différentes activités peuvent modifier la chimie de leur cerveau et leur donner ce dont ils avaient besoin pour mieux être armés dans leur vie. Réduire leur anxiété et leur donner confiance en eux. Ces jeunes recrues ont alors acquis une formation suivant les principes de la psychologie humaniste et positive: l’amélioration de leurs pensées, estime de soi et interactions sociales de qualité. Plus qu’une une simple prévention, c’est le développement des compétences personnelles pour maîtriser sa vie, et ainsi agir sur la tentation de se droguer. Le programme était prévu pour une durée de trois mois, et certains jeunes y sont restés cinq ans.

En 1991, Milkman est invité en Islande pour parler de ce travail, de ses découvertes et de ses idées. Il est alors devenu consultant pour le premier centre résidentiel de traitement de la toxicomanie pour adolescents en Islande, dans la ville de Tindar. « L’idée est qu’il fallait occuper les enfants par des activités constructives qui leur plaisent, et donner aux enfants de meilleures choses à faire», explique-t-il.

Des enquêtes ont été effectuées en Islande pour analyser les comportements de ceux qui consommaient de l’alcool et des drogues avec ceux qui n’en prenaient pas. Les différences sont sans appel. Quelques facteurs ont émergé comme fortement protecteurs: la participation à des activités organisées – en particulier le sport – trois ou quatre fois par semaine, le temps total passé avec les parents pendant la semaine, l’école, et pas de sortie le soir. Les études ont montré qu’il fallait créer des conditions dans lesquelles les enfants peuvent mener une vie saine, et s’épanouir. Les méthodes sont simples pour modifier positivement la chimie de leur cerveau. À partir de cette enquête et de la recherche de Harvey Milkman, un nouveau plan national de lutte a été progressivement introduit. D’abords, les lois ont été modifiées. Il est devenu illégal d’acheter du tabac avant l’âge de 18 ans et de 20 pour l’alcool. La publicité sur le tabac et l’alcool a été interdite. Les liens entre les parents et l’école ont été renforcés par des organisations parentales qui, par la loi, devaient exister au sein de chaque école avec des représentants des parents. On a encouragé les parents à participer à des réunions de groupe sur l’importance d’accorder du temps à leurs enfants plutôt que sur un « temps de qualité» occasionnel, sur la façon de parler à leurs enfants de la vie, de surveiller leurs fréquentations et de leur interdire de sortir le soir.

 

Une loi,  qui est toujours en vigueur aujourd’hui, a été adoptée. Elle  interdit aux enfants âgés entre 13 et 16 ans d’être dehors après 22 heures en hiver et minuit en été. Les parents signent une charte rédigée par le Home and School (l’organisme national de coordination des organisations parentales), dont le contenu varie selon le groupe d’âge. Ainsi, les enfants âgés de 13 ans et plus, les parents peuvent s’engager à respecter toutes les recommandations et, par exemple, ne pas permettre à leurs enfants d’avoir des fêtes en leur absence, ne pas acheter d’alcool et de veiller à leur bien-être. Ceci afin de restaurer l’autorité parentale à la maison. Aucun autre pays n’a apporté autant de résultats significatifs que l’Islande. Le programme  de prévention primaire de lutte contre la toxicomanie et les addictions mis en place en Islande repose sur le pragmatisme et le bon sens, et les résultats obtenus prouvent que ça marche.

Notes:
Les jeunes Suédois en âge scolaire sont peu nombreux à en avoir consommé au cours de leur vie : 5% pour les filles et 7% chez les garçons alors qu’en France, on a 26% chez les filles et 30% chez les garçons.
Toujours d’après le rapport, après le cannabis, le psychostimulant les plus consommé est la  cocaïne, surtout dans les pays de l’ouest et du sud. On estime à environ 2,4 millions le nombre des jeunes adultes de 15 à 34 ans (1,9 % de cette tranche d’âge) ayant consommé de la cocaïne au cours des 12 derniers mois. «Bon nombre de personnes  qui consomment de la cocaïne le font à titre récréatif, en particulier le week-end ou pendant leurs vacances.

LA RÉSIGNATION ACQUISE N’EST PAS UNE FATALITÉ!

La théorie de l’impuissance apprise constitue une référence classique de la dépression, et elle est utilisée dans les essais thérapeutiques des antidépresseurs.

8a4385eeb71f7538ac0e479c057e0616

Connaissez-vous la théorie de l’impuissance apprise (learned helplessness) qui décrit la situation d’un sujet vivant une situation douloureuse, et qui n’arrive pas à s’en sortir?Lorsque cette situation se répète, il intériorise ce sentiment d’impuissance au point de se résigner alors qu’il a toutes les ressources en lui pour rebondir.

Le concept d’impuissance apprise a été proposé, en 1975, par Martin Seligman, professeur de psychologie expérimentale sous le terme de théorie de l’impuissance apprise. «Au coeur du phénomène du pessimisme s’en trouve un autre: celui de l’impuissance.» (Seligman). Cette théorie a ensuite été reformulée avec l’aide d’Abraham et de Teasdale, en 1978 sous le terme « d’attribution et impuissance apprise ». Et en 1989, Metalsky et Allay ont révisé et complété ce concept sous le terme de «Théorie du manque d’espoir ou de désespoir.»

Quel que soit le nom qui lui est donnée, au fil du temps comme impuissance, théorie du manque d’espoir ou du désespoir, ce qu’il faut retenir c’est que cet état mental négatif fait accepter sa condition comme une fatalité, paralyse toute stratégie d’action, et est immuable. Il a un impact cognitif sur le comportement présent, sape le comportement futur et détruit la confiance en soi. Seligman le décrit ainsi: «on peut définir l’impuissance acquise comme une réaction d’abandon où l’on jette l’éponge parce que l’on a la conviction que rien de ce que ‘on fait n’aura un quelconque résultat.»

La théorie de Martin Seligman s’inscrit dans le paradigme suivant de la psychologie: le conditionnement opérant (ou instrumental). Seligman a élaboré sa théorie à partir d’expériences réalisées sur les chiens soumis à des choc électriques), et il en a conclu l’idée générale que la conduite humaine (et animale)  est conditionnée par les conséquences qu’un individu anticipe à partir de son comportement suite à ses expériences. La récompense attendue serait la base de toute motivation. Il est donc possible de favoriser des comportements induits par renforcement ou à l’inverse, de provoquer des comportements d’évitement par punition.

La résignation acquise, c’est une modification comportementale induite par l’exposition à des chocs incontrôlables. Des évènements déplaisants. Cette exposition à l’incontrôlabilité provoque chez certaines personnes des baisses de performance, une incapacité à trouver la solution pour régler le problème posé. Au niveau motivationnel, c’est un ralentissement à inciter une réponse, à l’action. Cette « résignation acquise » va provoquer un déficit cognitif qui rend encore plus difficile d’apprendre que les événements dépendent de moyens mis en oeuvre pour agir et un déficit motivationnel entravant la possibilité de réponses volontaires. Elle entraîne également un déficit émotionnel sur le versant dépressif.Seligman soutient que l’impuissance apprise joue un rôle central dans la dépression. Toutefois, ce n’est pas parce qu’on va vivre des évènements aversifs que la résignation effective est automatique. Seligman a observé avec ses collègues que certaines personnes ont la faculté de s’ajuster activement et positivement face à un échec ou à une déception alors que d’autres sont déprimées et se sentent impuissantes. S’adapter du mieux possible aux événements déplaisants et incontrôlables est ce qu’on appelle la résilience, également mise en lumière par Seligman. Tout dépend du style d’attribution, c’est à dire la façon dont les personnes trouvent un sens à un évènement négatif, et cela va influencer leur avenir, la dépression, etc.

Le style d’attribution se scinde (succinctement) en deux groupes: le style dépressif et le style défensif. Les personnes du style défensif peuvent  induire trop d’illusions positives sur soi face aux évènements incontrôlables, et cet excès peut être négatif. Par contre, elles ont tendance à vivre insouciantes et présentent peu de risques d’avoir des troubles de la psyché comme la dépression et l’anxiété. Elles courent aussi le risque d’être moins adaptées socialement. Malgré cela, ce sont les personnes du style dépressif qui payent le plus lourd tribu en étant plus souvent malades et en mourant plus jeunes (selon certaines études).

Il faut prendre en compte une dimension interculturelle dans les styles d’attribution. Les systèmes de croyances culturelles offrent aux personnes plusieurs interprétations de l’expérience qui influencent leur réactions face à des évènements déplaisants. Par exemple, aux États-Unis, les personnes croyant en Dieu ont tendance à avoir des styles d’attribution plus défensifs que les non croyants. Lors de la chute du mur de Berlin, les Allemands de l’ex RDA étaient plus du style dépressif que les Allemands de l’Ouest. Les différences de régime politique des deux « Allemagnes » ont fortement influencé l’émergence du style d’attribution dans l’une et l’autre.

Dans le langage courant, l’impuissance apprise se traduit par des paroles et un dialogue intérieur autodépréciatif comme « je ne vais pas y arriver », je ne suis pas fait pour cela », « je suis trop vieux pour faire du sport », je n’ai plus vingt ans, alors je ne peux plus déménager », « je suis trop stupide pour réussir cet examen ». Les situations dans la vie courante sont nombreuses, et il nous arrive de les vivre tous…

La psychologue Charisse Nixon a réussi à induire la résignation dans un groupe d’élèves en leur proposant des anagrammes dont les deux premiers étaient impossibles à résoudre. Le groupe va évidemment échouer à résoudre ces énigmes. Son vécu, au delà de la frustration induite lors des deux premières tâches, va conditionner son comportement ultérieur, et les élèves n’arriveront pas à résoudre le troisième anagramme pourtant réalisable. L’attitude des personnes est résignée même dans des situations où elles auraient pu s’en sortir.

Une recherche d’emploi peut se solder par des échecs systématiques, et à terme éteindre toute forme de combativité. D’un point de vue clinique, il est fréquent de trouver chez un demandeur d’emploi ce sentiment d’impuissance apprise. Au départ, il est motivé et à plein d’espoir, au fil du temps, il va réaliser que les efforts engagés ne portent pas leurs fruits, et la résignation acquise va s’installer. Et de fil en aiguille, sa santé mentale va se dégrader.

La théorie du désespoir peut également contribuer à affaiblir la santé physique suite à la mauvaise image qu’ont les personnes d’elles-même. Cette santé chancelante peut inclure une mauvaise alimentation, une absence d’exercice physique et de traitements médicaux car ils sont persuadés qu’ils ne peuvent rien changer, et que c’est comme ça, un point c’est tout. Le système immunitaire peut-être même affaibli.

Seligman a tenté de transférer son modèle théorique à la pratique thérapeutique auprès de populations d’enfants dépressifs et de jeunes diabétiques. La théorie de l’impuissance apprise constitue une référence classique de la dépression et est utilisée dans les essais thérapeutiques des antidépresseurs.

Mais il est possible de casser le cercle vicieux de l’impuissance acquise en suivant une psychothérapie, d’inspiration TCC (Thérapie comportementale et Cognitive); ce qui n’exclut pas une approche psychanalytique si chère à la France. Martin E.P Seligman est l’un des fondateurs de la psychologie positive qui permet aux personnes d’être performantes ou d’être optimistes. D’augmenter ses émotions positives. Seligman considère que la psychologie s’est uniquement centrée sur la maladie mentale et a négligé le fonctionnement optimal, le sens et le bonheur. D’où cette nouvelle façon de voir pour  casser le noeud gordien de « l’impuissance acquise »!

La psychologie positive est «l’étude des conditions et processus qui contribuent à l’épanouissement ou au fonctionnement optimal de gens et des groupes. Il y a trois niveaux d’étude: personnel, interpersonnel et social. Il ne s’agit pas de renier les connaissances acquises sur les souffrances de la psyché, et les moyens d’y remédier. Il est important de cerner avec rigueur les troubles mentaux, mais il faut aussi mettre l’accent sur l’épanouissement humain et le favoriser.

Martin H.P Seligman est l’auteur de plusieurs livres dont la « Force de l’optimisme », « La Fabrique du bonheur », Vivre la psychologie positive ,Comment être heureux au quotidien
«L’émotion positive est plus qu’une sensation agréable: c’est le signal de la croissance, de l’accumulation du capital psychologique.» (Pour un nouvel art du bonheur et du bien-être)

Sources: