SE SOUVENIR DE SA NAISSANCE AVEC LE CRI PRIMAL, VRAIMENT?

Janov fut l’un des premiers à induire le « syndrome des faux souvenirs »(False Memory Syndrome), le cri primal étant l’une des « premières thérapies de la régression ».

Pop art image of a young woman screaming in terror.

À partir des années 60, dans le domaine de la psychothérapie, les thérapies du New-Age prolifèrent bon train. Certaines d’entre elles, pour ne pas dire toutes semblent relever de la fiction, mais elles ont bel et bien existé et existent encore faisant le lit du charlatanisme. Elles dévoient la fonction de la psychothérapie qui se définit  comme « un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser, chez le client, des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif. »

Les psychothérapies du new Age ne répondent pas à cette exigence éthique de la psychothérapie, loin s’en faut. Dans leur livre « Crazy Therapies », Singer et Lalich décrivent une longue liste de ces thérapies ébouriffantes du New Age! L’une d’elles est le « Cri Primal » mise au point par Arthur Janov. Le principe est le suivant: « il est est préconisé de crier pour se débarrasser de la « douleur primale » qui vous enferme dans le cercle vicieux des émotions négatives et des maladies de toutes sortes.

Comment classer le Cri Primal parmi les courants de l’époque?

Le Cri Primal est une thérapie de psychologie humaniste dont on peut attribuer la paternité à Abraham Maslow . C’est un modèle de psychothérapie qui cherche à relancer chez la personne, en thérapie, sa tendance auto-innée à se réguler,  à développer son potentiel. Sur le fond, la psychologie humaniste est un concept captivant et à ne pas rejeter, même si on peut lui reprocher aujourd’hui qu’elle ne réponde pas aux critères de « l’Evidence Based Medecine » (les mots qui fâchent). La pensée d’Abraham Maslow figurait au programme de certaines facs de psychologie. Malheureusement, c’est dans ce courant  que se trouvent massivement les pratiques douteuses de psychothérapie avec leurs théories pseudo-scientifiques.  

Le grand public va découvrir Arthur Janov à l’occasion de la sortie de son livre le Cri Primal en 1970. Rapidement, ce livre devient un best-seller à l’échelle mondiale. Jusqu’à cette soudaine notoriété, A. Janov était un psychiatre conventionnel. La même année, Arthur Janov et sa femme Vivian Francès vont fonder avec une vingtaine de personnes l’Institut Primal à Los Angeles. La notoriété de Janov s’envole auprès des médias mainstream au point de faire la Une de Vogue, et séduire des célébrités comme John Lennon et Yoko Ono.

La théorie du cri primal repose sur l’idée que toutes les maladies mentales comme la dépression, les psychoses et les maladies psychosomatiques proviennent des « souvenirs refoulés » lors « du premier trauma qui se produit à la naissance ».

Janov a repris à son compte (en partie) la théorie d’Otto Rank, un dissident de Freud. Otto Rank parla le premier du trauma de la naissance comme vécu primordial et réservoir du mal-être futur. Le traumatisme de la naissance n’est pas forcément celui qui se passe au moment de l’accouchement, et il faut l’interpréter dans le sens d’une perte, d’une séparation dans la vie perceptive et psychique du nourrisson avec sa mère. Pour Otto Rank, les relations avec la mère sont ambivalentes alors que Freud restera centré sur l’Oedipe.

Les thérapies verbales ne trouvent pas grâce auprès de Janov. Selon lui, elles ne solliciteraient que le cortex cérébral et les aires du cerveau en relation avec le mental. L’origine de la souffrance ne peut pas être soignée si le système nerveux central n’est pas sollicité. Car Janov se targue contrairement à la psychanalyse de s’appuyer sur les avancées scientifiques relatives à de nombreux paramètres physiologiques comme le rythme cardiaque, la pression artérielle, etc. Un retour à la normale de certains paramètres physiologiques conduisait Janov à parler de « guérison primale ».

Fort de la théorie de Otto Rank qui divise encore les psychanalystes, Janov va entraîner ses émules thérapeutes à faire retrouver aux patients les souvenirs de leur naissance. Et là, ça se corse

Dans l’approche théorique de Janov, les deux premières années de la vie sont cruciales pour le développement de la psyché de l’enfant. Inconscient de ce premier trauma que constitue la naissance, il prend forcément un mauvais départ dans la vie. Qu’à cela ne tienne, le Cri Primal peut remédier à ce handicap si le patient récupère -en pleine conscience- le souvenir de sa naissance.   Accéder à ces premiers traumas n’est pas une mince affaire, et ça ne ne se fait pas en une seule séance de Cri Primal! Il faut pour cela que le patient s’engage à participer aux nombreux séminaires du Dr Janov! Tout est prévu!

Au fil des séminaires, les souffrances primaires ainsi débusquées, la méthode de Janov devient « une fontaine de Jouvence » qui permet de résister à toutes les maladies. Janov ira même jusqu’à affirmer qu’un patient n’a plus besoin de suivre une autre thérapie, avec  le cri primal, il accède à la pleine maîtrise de sa vie. Ce n’est pas un miracle, c’est de la pseudo-science qui défie les lois de la mémoire, et qui ne repose pas sur les règles de l’Evidence Based Médecine!

Outre le livre culte de Janov, il y en a eu pléthore sur cette fameuse révolution primaire. Une fois la mode passée, la plupart d’entre eux ne furent plus réédités. En 1972, Simon et Shuster, deux émules de Janov, ne tarissent pas d’éloges sur les indications du cri primal: alcoolisme, addiction aux drogues, dépression et troubles bipolaires.

En 1991, la deuxième vague du « nouveau cri primal » est présentée comme une amélioration de la méthode, et son champ d’indications s’élargit. Hypertension, cancer, troubles de la libido, phobies, migraines etc. La panacée universelle.

Janov était convaincu que sa méthode était la seule efficace. Et Janov était pointilleux sur la sélection de ses praticiens, et seuls ceux formés dans son institut avaient l’autorisation de pratiquer. Plus tard, il développa l’idée que le cri primal pouvait être une thérapie familiale salvatrice contre l’injustice, la guerre et la maladie mentale.

Pour Janov, « la souffrance primitive » est provoquée par les souvenirs refoulés qu’il résume avec cette magnifique formule: « La maladie mentale est un cri silencieux ». La formule, il faut le reconnaître est admirable, peut-être pas dans le sens de Janov mais comme celui d’une souffrance dénigrée qui engendre une forme d’ostracisme .

Avec le Cri Primal, quand les patients retrouvent la mémoire perdue des traumas des deux premières années de la vie, en sus de celles de sa naissance, elle se manifeste corporellement: on se roule par terre, on hurle de colère, signes révélateurs de leur naissance. Régression salavatrice (selon lui) au stade du nourrisson ou des deux premières années de la vie.  Ce process est la période primale. Pour que cette régression se fasse dans les meilleures conditions, la salle est aménagée avec des couvertures et des oreillers pour ne pas se blesser et pouvoir crier tout son soul.    

La colère est pour Janov un élément essentiel à revivre dans les processus primals. La lecture de cet extrait du cri Primal laisse songeur: « Je crois que le coléreux est le sujet qui n’est pas aimé – celui qui n’a pu être ce qu’il était réellement. En général, il est en colère contre ses parents parce qu’ils ne l’ont pas laissé être lui-même, et en colère contre lui-même parce qu’Il continue à renier son moi. Mais c’est le besoin qui est fondamental, la colère est l’effet secondaire. Elle survient quand le besoin n’est pas satisfait. Lorsque nous considérons le processus primal, nous constatons qu’il se déroule avec une rigueur presque mathématique. Les premiers primals ont souvent pour sujet la colère. Dans la seconde série, il s’agit de la souffrance et dans le troisième, du besoin d’amour. Le besoin et la non-satisfaction de ce besoin cause en général la plus violente douleur. Le processus primal se déroule comme la vie, mais en sens inverse.»

Janov fut l’un des premiers à induire le « syndrome des faux souvenirs »(False Memory Syndrome), le cri primal étant l’une des « premières thérapies de la régression ». Ou encore appelée en anglais MRT (memory recovered therapy).
Ces techniques de la mémoire récupérée cherchaient à faire retrouver des souvenirs enfouis dans l’inconscient à la suite d’un trauma durant l’enfance. Ainsi, des faux souvenirs d’inceste (ou de pédophilie) ont été créés de toutes pièces avec des conséquences tragiques. Certaines personnes se sont retrouvées derrière les barreaux, de longues années pour délinquance sexuelle qu’elles n’avaient jamais commises. Et à l’époque, le mouvement Meetoo n’existait pas!

À sa décharge, concernant le syndrome des faux souvenirs d’abus sexuels, Janov n’est pas concerné par sa propagation. Les souvenirs des processus primals sont déjà une épopée à eux seuls, sans qu’on y rajoute les abus sexuels. Mais ses méthodes étaient douteuses pour les faire surgir surtout lorsqu’on sait que la période de l’amnésie infantile est absolue jusqu’à l’âge de deux ans, et qu’ensuite, il y a une amnésie relative jusque vers cinq-six ans où les souvenirs sont épars et incomplets. Se souvenir de sa naissance avec le cri primal, c’est un exploit qui défie les connaissances scientifiques sur le fonctionnement de la mémoire!  

Les sessions de Cri Primal se déroulaient dans un hôtel coupé de toute communication (Radio, TV, lecture). Avant de commencer les séminaires, Janov mettait ses patients en privation de sommeil. L’isolement et le manque de sommeil sont des techniques importantes qui, souvent amènent les patients vers le cri primal. La privation de sommeil abaisse les défenses.

Il y a eu de sacrées dérives avec Joseph Hart et Richard Corriae, deux émules de Janov. Ils avaient fait dévêtir leurs patients, et les avaient ensuite battu. Le centre ferma, en 1980, à la suite de plaintes et de poursuites judiciaires. La méthode de Janov ne fait pas l’unanimité parmi les psychothérapeutes. En 2015, l’APA dans le Journal « Psychology of Consciousness », confirme que le cri primal (avec d’autre thérapies) crée des faux souvenirs de naissance. C’est évident quand ils sont supposés concerner la période de l’amnésie infantile.

La psychanalyste Alice Miller s’est tout d’abord montrée élogieuse envers le Cri Primal, et par la suite, elle s’est rétractée. Selon elle, le Cri Primal pouvait être dangereux s’il n’était pas encadré par des professionnels. Notamment, elle critiqua les croyances sur la force cathartique lors des périodes primales. Si amélioration, il y avait, elle n’était que provisoire. Alice Miller critiqua aussi l’intensité des stages et le « risque de développer une addiction à la douleur ».

Le site Pubmed (en langue anglaise) publie quelques articles critiques sur la méthode de Janov même s’ils datent des années 80. En 1989, sur le plan médical, PritkinJ, Balin R et Young H évoquent le risque du syndrome de Mallory-Weiss (déchirure superficielle de la muqueuse à la jonction de l’oesophage et de l’estomac). À force de crier à pleins poumons, comment s’en étonner.  

Des comportementalistes évoquent la mauvaise orientation conceptuelle de cette méthode, en considérant que le cri Primal est une approche exotique et à l’éclectisme théorique informe. Voire dangereuse susceptible d’aggraver l’état du malade.

Malgré les nombreuses mises en garde, on ne peut que constater que les racines historiques du cri Primal sont toujours actuelles. Cette méthode séduit encore beaucoup de personnes attirées par le développement personnel et les thérapies alternatives.

De nombreux thérapeutes proposent encore des stages de Cri Primal en France et en Europe, et certains soignants sont toujours élogieux envers cette méthode New Age.

Le livre « Le Cri Primal » est toujours un best-seller, et son contenu théorique peu scientifique malgré les affirmations de son auteur, pour qui n’a pas l’esprit critique peut toujours séduire. Surtout si certains passages du livre rejoignent des réflexions personnelles sur la souffrance de la vie et le trauma  de la naissance. La naissance et la mort sont les deux extrêmes de la vie, et il faut bien accepter adulte que « l’enfance est un voyage oublié » (Jean Mallard).
Et si vous voulez vraiment crier, hurler à pleins poumons, vous pouvez toujours le faire derrière votre ordinateur ou en pleine nature

Sources

Les sources de ce post viennent d’un article de Martin Gardner,  « Primal Scream: A Persistent New Age Therapy », publié dans la revue Sceptique Skeptical Inquirer, il y a plus de 15 ans. 

https://en.wikipedia.org/wiki/Primal_therapy http://www.constellations-je-nous.com/article-17622693.html
https://en.wikipedia.org/wiki/Primal_therapy
https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie_humaniste
http://memovocab.perso.sfr.fr/glossaire/glossa_af/amnesie_infantile.html

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Auteur : Nicole Bétrencourt

Psychologue clinicienne, psychosociologue

13 réflexions sur « SE SOUVENIR DE SA NAISSANCE AVEC LE CRI PRIMAL, VRAIMENT? »

  1. La therapie primale est exceptionelle, dans le sens ou c’est la seule therapie qui parvient à reellement guérir sa névrose, aucune autres ne le fait, elles apportent toutes des béquilles , alors que l’on cherchent à marcher sur ces propres jambes, pour ma part je travail encore sur moi. Je sent que j’arrive à la guérison, evidemment c’est très long, j’étais très névrosé, avec bien evidemment des perversions sexuels , édifiantes et terribles, impossible d’avoir des amies ,un travail regulier, un logement, impossible de marcher dans la rue normalement je regardais le sol tous le temps, j’etais très nerveux, toujours en colere et pres à me battre, aujourdhui, je marche fierement à l’exterieur, je suis fier de moi, et de mon parcours grace à cette therapie qui est bien loin d’être miraculeuse mais concrête, difficile , ça oui , le terme est faible, revivre l’integralité des ces souffrances, ou comment moi enfant , je me suis transformé en un autre moi plus acceptable pour ma mère névrosé, en me nevrosant moi même, et oui ça fonctionne , primals aprés primals, à chaque fois que je me transformer pour ma mère je faisais un pas vers un autre moi même , donc vers l’irrealité, la therapie primal m’aide à faire le contraire à chaque fois que je fais un primal, je redeviens moi même. C’est comme si je repassais l’histoire de mon passé mais à l’envers en réparant mes blessures une à une, et ça fonctionne divinement bien..mais..pour cela il faut l’essayer, peu de personnes sont prêtes à un tel investissement, la souffrance est contre nature, je n’ai pas eu d’autres choix que de faire cette therapie. Car ma souffrance était trop difficile à vivre…je ne cherche pas ici à convaincre qui que ce soit, j’apporte juste mon experience vécu sur la thérapie primal que j’ai effectuer..Bonne journée..soyez libre et heureux 🫠

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    1. Je trouve au contraire que la thérapie primale est une béquille. Ceux qui vantent les bienfaits de cette thérapie sont précisément ceux qui sont toujours dedans, exaltés par la croyance, attendant le primal qui changera leur vie. Ils ont besoin d’y croire. Mais c’est de la croyance pure. Je n’ai jamais rencontré une seule personne qui aurait terminé sa thérapie et qui en serait satisfaite.

      « Je laisse juge, les personnes qui échappent grâce à cette thérapie aux cancers et diverses autres maladies, perversion, drogues, sport à outrance, alcool, cigarettes, avec une thérapie qui dure assez peu de temps finalement, sans aucuns médicaments, et qui commence à vivre sainement, je vous laisse à vos diktats. »

      Sans vouloir être dure, vos spéculations sont à l’opposé de la réalité. Avez-vous été en séance de groupe, en week-end ? La majorité des patients que j’ai connu, dont certains étaient devenus des amis, étaient en thérapie depuis au moins 6 ans et n’allaient pas bien du tout. Il y a toujours des sentiments qui font surface, c’est sans fin, et les histoires que les patients brodent autour sont décorrélées de toute réalité. Plusieurs jeunes femmes ont accusé leur père pour des abus graves qui, au final, étaient totalement faux. C’est toujours ainsi: si vous n’admettez pas qu’il vous est arrivé un abus, vous êtes dans le déni, et c’est vous le problème. Au fond, ils ont besoin que vous soyez une victime d’abus pour donner du crédit à leur méthode, et ils utilisent le transfert pour vous faire aller dans cette direction (comme dit nico29, toujours avec le sourire).

      J’insiste sur le fait que ces jeunes femmes, au début, ont consulté pour des difficultés sans gravité. À ce jour, leur névrose, elles la doivent à leur « thérapeute » primal. L’une a eu la chance d’être ré-accueillie par ses parents huit ans après, mais la plus jeune est sous traitement pour une schizophrénie, et ses rechutes laissent penser qu’il n’y aura pas de retour en arrière.

      Comme disait un thérapeute de Janov après sa démission : « Positive changes couldn’t be attributed to primal therapy. Negative changes could. »

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  2. Une belle initiative que ce site web.

    @Jean-Pierre : Vous devriez vous poser la question de la raison de votre venue sur ce blog. Si cette thérapie est exceptionnelle, quel est cet étrange besoin non résolu qui vous amène jusqu’ici ? Vous dites : « J’ai même arrêté d’en parler ». À priori, non.

    « Le thérapeute n’est là que pour guider le patient vers là ou il veut aller, rien de plus… »
    Sur Paris, ils font bien plus que cela. Les faux souvenirs et l’abus de transfert sont au cœur de leur démarche. Ils sont forts pour égarer les gens, leur ôter leur capacité de discernement. Plusieurs patients que j’y ai rencontré avaient contracté des emprunts importants sur les conseils de leur « thérapeute ».

    J’ai également été frappée par le fait que, assez vite, les patients ne savent plus pourquoi ils sont entrés en thérapie. Une fois dans le doute sur leur propre histoire, ils sont aspirés dans quelque chose qui les dépasse.

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    1. Bonjour,

      J’ai été en thérapie primale sur Paris, rue Sorbier, et je suis bien d’accord avec votre commentaire. Dans le centre où j’étais, des patients venaient en séances depuis 2013, soit depuis plus de 10 ans. Certains sont devenus totalement dépendants du praticien. Derrière les sourires, les câlins et les faux semblants, il y a surtout de l’emprise et de l’argent facile…

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  3. Bonjour Nicole, je m’appelle Jean-pierre, j’habite Gif-sur-yvette dans l’Essonne, j’ai Lu votre article sur la thérapie primal, avec beaucoup d’attention, je dois dire, je comprend pleinement les doutes à propos de cette thérapie  » Miracle  » Fontaine de jouvence… J’ai moi-même effectué cette thérapie en France, avec un proche de janov, Pascal Simon et Colette Errera, je suis jardinier, je n’ai de manières certaine, pas vos connaissances, ni la manière de m’exprimer de votre niveau, je vais tout de même , tenter d’exprimer, ce que moi ,j’ai vécu, en effectuant ce long et difficile voyage d’introspection, cette thérapie est exceptionnelle, mais si on ne l’essaie pas, on à aucune chance de  » Réellement  » La comprendre, car tout est là, avec les défenses névrotique, il y a de vrais blocages, on peu même dire, que la souffrance est bien cacher, tout est bien verrouillé, de sorte que l’on ne peu extérieurement qu’intellectualisé, et c’est bien normal, sans revivre les traumas, pour ma part je le dirais autrement, pour revivre les 1000000 manières que j’ai du adopter pour tenter d’être aimer de ma mère bien bien névrosé, et qui sont par la force des choses, devenu MOI, ce moi  » Acceptable  » Par ma mère, qui n’est pas du tout moi, en revenant un à un toutes ces façons ou j’ai du enfouir ce que j’etais vraiment, pour laisser place à une autre Version de moi  » Acceptable  » Mon travail, à été de revivre, un à un, toutes ces manières  » Tordues » De plaire à ma mère, l’une après l’autre, ce sont ça les primals, je n’ai jamais crier, ni ne me suit jamais rouler sur le sol, juste Re vécu pleinement mes souffrances, c’est très difficile de faire comprendre à quel point ce travail sur moi à été exceptionnel, j’ai même arrêter d’en parler, je me contente de vivre ma vie aujourd’hui, j’étais Sado maso, un grand plaisir à souffrir et à me rabaisser, je vous epargnerais les détails 😊, c’était cela que je devais faire étant enfant, pour plaire à ma mère, de milles et une manières différentes, le travail en thérapie primal à été de me laisser  » Ressentir  » Pleinement mes souffrances, mais sans l’aide d’un thérapeute, et avec les verrous, c’etait impossible d’avancer, je ne vais pas écrire un livre, pour vous décrire ce que j’ai vécu, j’ai décrit, brièvement ma propre expérience, RÉELLE… Bonne journée Nicole. Jpierre

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      1. Moi aussi j’ai vu un ami en thérapie primal, se rouler par terre, il Re vivait une scène de son passé, sa mère l’avait attaché sur son lit, afin qu’il ne bouge pas, il l’a Re vécu dans sa globalité, mais ce n’est pas du tout imposer, ni crier d’ailleurs, c’est un Re vécu le thérapeute n’est la que pour guider le patient vers la ou il veut aller, rien de plus… Je me rend compte à quel point c’est difficile et compliqué de faire comprendre quelque chose… C’est vrai que sans essayer cette thérapie, ont peu avoir des doutes… Je le conçois tout à fait… Pourtant ça fonctionne RÉELLEMENT.

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          1. Je laisse juge, les personnes qui échappent grâce à cette thérapie aux cancers et diverses autres maladies, perversion, drogues, sport à outrance, alcool, cigarettes, avec une thérapie qui dure assez peu de temps finalement, sans aucuns médicaments, et qui commence à vivre sainement, je vous laisse à vos diktats.. Belle soirée à vous en tout les cas… ☺

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