
Le bonheur, c’est vraiment le Graal de la psyché. Si vous voulez être heureux, allez vivre au Bhoutan réputé comme le « pays du bonheur immédiat »avec son indicateur de richesse: le bonheur national brut.
Comment définir le bonheur? Pour Le Petit Robert, le bonheur est un état de la conscience pleinement satisfait avec comme synonymes le bien-être, le plaisir, le contentement, l’euphorie et l’extase.
Les sciences humaines listent certains facteurs qui déterminent cette sensation de bien-être, et elle n’est pas exhaustive:
-La santé car il n’y a pas de bien-être psychologique sans bien-être physique. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) décrit la santé comme un état complet de bien-être physique et social, et qui n’est pas seulement une absence de maladie ou d’infirmité.
-L’activité professionnelle est aussi un gage d’épanouissement personnel, et ce malgré tout ce qui se dit sur la souffrance au travail. On constate qu’à l’heure actuelle où le taux de chômage est très élevé, le nombre de dépressions et de suicides est en nette augmentation. Le travail est un facteur de lien social.
-L’argent est une condition propice au bien-être. Il y a de nombreuses études sur les relations entre le niveau de revenus (la richesse) et le bien-être. Elles démontrent que la la précarité (se référer au chômage et sa perte de revenus) ne prédispose pas au bonheur. Par contre, le bonheur n’augmente pas en fonction d’un certain niveau de revenus.
– L’âge entrerait en ligne de compte sans qu’on puisse l’expliquer. On est heureux en général à 20 ans, moins à 40 ans pour finalement se sentir heureux à partir de 60 ans. Alors, n’ayons pas peur de vieillir avec sérénité!
Le bonheur ou l’état de bien-être ( ou ses équivalents) est étudié dans certains courants de la psychologie. Comme dans l’approche humaniste fondée sur une vision positive de l’être humain. Elle propose aux patients de relancer sa tendance auto-innée à s’auto-actualiser (résilience), rechercher une croissance psychologique et à développer son potentiel. Elle est appelée la troisième force comparée à la psychanalyse et au comportementalisme. Elle est apparue, à partir des années 40, avec Abraham Maslow rendu célèbre par sa pyramide des besoins, devenue un grand classique des sciences humaines. Sa pensée mérite d’être étudiée même si certains des ses héritiers ont dévoyé sa pensée.
La psychologie humaniste et positiviste sont souvent confondues dans l’esprit du grand public avec la pensée positive. Celle-ci repose sur des ouvrages populaires qui ne sont pas écrits par des spécialistes de la santé mentale-psychologues, psychiatres ou médecin- qui s’ils ne sont pas des gourous deviennent des maîtres à penser qui influencent leurs lecteurs en leur faisant croire, que le bonheur le bien-être, le succès et toutes les bonnes choses de la vie arrivent d’un coup de baguette magique. La pensée irrationnelle dans toute sa splendeur! L’un des best-sellers de la pensée positive est le livre d’un pasteur protestant, Norman Vincent Peale, La Puissance de la pensée positive (1952). La pensée positive, c’est aussi la méthode Coué, une prophétie auto réalisatrice fondée sur la suggestion et l’auto-hypnose.
La tyrannie de l’attitude positive est destructrice. Si l’optimisme est à encourager, il faut aussi une pincée de pessimisme modéré. C’est nécessaire car le pessimisme, est « un facteur potentiel de préparation à l’action qui participe également au bien-être psychologique lorsque les personnes ont mis en œuvre les moyens d’action utiles pour éviter l’apparition d’un événement négatif.» (Jacques Lecomte).
il faut accepter que le bonheur n’aille pas en crescendo, et le penser serait une pure illusion! Une pure chimère et un déni de la réalité rattrapé par les soucis de la vie quotidienne!
L’idéaliser sous forme de croyance serait une pure illusion et un déni de la réalité.
Peut-on imaginer son bonheur futur à partir de ce qui nous fait plaisir aujourd’hui? Ce ne serait pas le cas selon Daniel Todd Gilbert (Université de Harvard)! Le cerveau ferait de graves erreurs de perception lorsqu’il tente d’imaginer son futur bonheur. L’une des illusions d’optique dans l’approche du bonheur est que rien ne garantit que ce qui nous fait plaisir aujourd’hui nous rendra heureux demain. Alors, il faut accepter l’imprévu et le changement, et vivre l’instant présent du bonheur.
Certains neuro-scientifiques affirment que le bonheur est dans les gènes. On naîtrait avec « un niveau de bonheur de base » vers lequel on revient toujours, comme après un échec et comme après un succès.
Même si l’on a hérité d’un faible niveau d’aptitude au bonheur, il est toujours possible d’élaborer des stratégies pour l’augmenter. Il convient d’être circonspect vis à vis de cette forme de déterminisme génétique appliquée aux neurosciences. Une étude américano-britannique publiée en avril 2013 par Nature Reviews Neuroscience émet des doutes sur les protocoles et études neuro-scientifiques. Elle observe des négligences méthodologiques sur la taille des échantillons. La tentation du cherry picking, cette pratique qui consiste à sélectionner les résultats pour les arranger est grande. Alors pour le bonheur, il faut être circonspect même si on sait qu’il y quatre neuromédiateurs du bonheur qui interagissent dans notre cerveau: la sérotonine (un antidépresseur), les endorphines (hormones du bonheur), les endomorphines (les sensations agréables) et la dopamine (neuromédiateur du plaisir).
Le bonheur est finalement une philosophie et une alchimie personnelle. C’est trouver les clés en soi. Selon Sénèque, « la vie heureuse est, celle qui est en accord avec sa propre nature. » C’est tout simplement apprécier les moments agréables, les partager avec autrui pour renforcer cet état de bien-être.
Et accepter que « nous sommes des intermittents du bonheur, et ce dernier ne fera tout au long de notre vie, qu’apparaître et disparaître. « (Christophe André)
Vidéo
Pour en savoir plus:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie_positive#Ressemblances_et_distinctions_avec_.C2.AB_psychologie_humaniste_.C2.BB
http://www.loceanique.org/page.php?id=whois
http://www.scoop.it/t/psychologie-relationnelle
http://www.scienceshumaines.com/les-lecons-de-la-science-du-bonheur_fr_32765.html
http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2013/04/14/doutes-sur-la-fiabilite-des-neurosciences/
http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Bonheur/Articles-et-Dossiers/Les-chemins-d-une-vie-reussie/7-pistes-pour-se-rendre-heureux
http://ariane.blogspirit.com/archive/2011/06/12/le-bonheur-selon-christophe-andre.html


d’analyse est pertinente sur de nombreux points, mais vivement critiquée par les associations de patients et de médecins pour ce néologisme et cette explication audacieuse sur certaines de ces épidémies psychologiques. En fait, Elaine Showalter est une féministe de la première heure, celle où l’on parle d’émancipation féminine et non d’un rejet de tout ce qui est masculin et d’un patriarcat forcené où l’homme a oppressé la femme pendant des millénaires. La critique littéraire Elaine Showalter attribue la propagation de ces nouvelles épidémies psychologiques à la troisième vague des féministes, celle que l’on appelle le féminisme victimaire. Le néo-féminisme.
psychiatres. Pour elle, elle ne s’est pas sentie dissociée par ses personnalités contrairement à ce qu’ils pensaient mais a toujours affirmé que ces personnalités existaient à l’intérieur d’elle. Après avoir eu ses personnalités réunifiées avec ses différents psychiatres, elle a affirmé qu’à chaque étape de sa vie a correspondu un alter ego. Selon elle, c’était Eve White qui s’était marié avec son premier mari et qui était la mère de la fille née de leur union, et pas celle qui avait réunifié sa personnalité. À la sortie du livre Les Trois Visages d’Eve et ensuite le livre, Chris Costner-Sizemore a très mal vécu cet engouement médiatique autour de son cas, et elle a réussi après une procédure judiciaire à faire annuler le contrat qu’avait passé le psychiatre Thigpen avec la 20th Century Fox.
. Elle n’a pas agi pour être héroïne, ce sont les récits qui l’ont lui ont attribué le statut d’héroïne. La mort du héros est une promotion, une offrande au groupe, une conséquence presque divine. Boris Cyrulnik réfute le terme d’attentat-suicide, pour lui, c’est une mort consacrée, un hymne après la mort.Vivre en société implique de renoncer à une part de soi. Des coutumes jugées barbares peuvent être morales dans certaines civilisations. Comme dans le cas de