COMMUNICATION ANIMALE: ENTRE CHARLATANISME ET RÉALITÉ SCIENTIFIQUE.

Dans la communication animale, on retrouve un vocabulaire et des néologismes empruntés au New Age et au développement personnel.

Cachemire de la Caillauderie, chat des chartreux

Dans le film « Docteur Dolittle », sorti en 1998 et interprété par Eddie Murphy, un vétérinaire fait une étonnante découverte: il peut communiquer avec les animaux par télépathie. Cette comédie légère et sympathique ravit les amoureux des animaux. Bien qu’il s’agisse d’une fiction cinématographique, il existe dans certains courants ésotériques, éloignés de la pensée rationnelle et proches du New Age, une notion appelée « communication animale ». Cette pratique propose d’établir un lien avec les animaux et échanger avec eux des informations au-delà des barrières linguistiques.

On pourrait penser que la communication animale fait référence à l’éthologie animale, qui étudie le comportement des animaux et peut servir de passerelle pour comparer le comportement animal à celui de l’homme. L’éthologie classique s’est notamment intéressée à la comparaison entre le comportement des animaux et ceux des êtres humains. Certains éthologues ont même développé l’éthologie humaine en parallèle avec celle des animaux. Par exemple, Konrad Lorenz,  lauréat du prix Nobel de médecine en 1973, a exploré dans son livre, « Trois essais sur le comportement animal et humain »les conditions nécessaires à l’émergence de comportement humain .

Cependant, la communication animale, bien que souvent confondue avec l’éthologie, est en réalité pour les sceptiques, une vaste supercherie intellectuelle, n’ayant pas de fondements scientifiques solides comme l’éthologie.

Dans la communication animale, on affirme que l’intuition, la pensée et l’énergie permettent de pratiquer la télépathie avec les animaux. Cependant, cette approche suscite des doutes quant à sa crédibilité scientifique. En réalité, cette idée n’est pas aussi révolutionnaire qu’elle le semble. Finalement, ce n’est pas si nouveau que ça! Lobsang Rampa, considéré comme un charlatan qui n’avait jamais mis les pieds au Tibet mais, a connu un succès mondial dans le domaine de l’ésotérisme populaire avec son livre le « Troisième oeil »prétend que son livre « Vivre avec le lama » a été dicté par un être non humain, en l’occurence une chatte siamoise Madame Fifi Greywisken. Cette affirmation peut-être interprétée comme l’illustration de croyances ésotériques autour de la communication animale, et elles relèvent davantage de la fiction ou de la mystification que de l’éthologie, une discipline scientifique étudiant le comportement animal de manière empirique.

Toutefois, il est important de noter que cette approche diffère radicalement du comportementalisme animalier. Elle présente des risques potentiels pour la santé de votre animal si elle est utilisée ne remplacement des soins vétérinaires conventionnels.

Intéressons-nous à la façon dont se déroule une séance de communication animale. Cela peut se faire de deux manières: en présentiel ou à distance. Cette analogie ne vous rappelle-t-elle pas quelque chose ? Cela rappelle étrangement une séance de médiumnité, n’est-ce pas ? Ce parallèle soulève des questions quant à la crédibilité de cette pratique.

La communication animale revendique un contact direct avec l’âme de l’animal, un aspect parapsychologique qui échappe à la rationalité traditionnelle. Ah, bien sur, ces ces communicants animaliers nous révèlent cette incroyable vérité: nos animaux de compagnie ne peuvent pas nous dire ce qu’ils ressentent! Comme si les maîtres d’animaux ne l’avaient pas remarqué.

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LES SAISONS DE L’ÂME: DÉCRYPTAGE DE L’INFLUENCE HIVERNALE SUR NOTRE PSYCHÉ!

Les saisons ne se limitent pas à des phénomènes météorologiques, elles sont également liées à des changements influençant le comportement humain et l’environnement.

Un article captivant de la BBC a récemment retenu toute mon attention. Le mois de janvier avec ses jours peu ensoleillés et son froid mordant exerce une influence significative sur le comportement, les décisions et l’humeur de certaines personnes. Après la magie festive de Noël, ses festins et rencontres chaleureuses, le mois de janvier pour certains d’entre nous peut paraître terne, c’est indiscutable.

L’article de la BBC fait référence à une publication dans APS Psychologie en juillet 2023, soulignant un constat fascinant: de nombreuses espèces animales présentent des changements saisonniers dans leur physiologie et leur comportement. L’hibernation de l’ours et de la marmotte en est un exemple notable. Malgré des preuves, aussi empiriques soient-elles, les variations saisonnières chez les humains, ne sont pas pleinement pris en compte en psychologie contrairement à d’autres variables telle que la culture, la personnalité et le développement. Les auteurs de l’étude estiment que cela est regrettable, car, selon eux pour eux les variations saisonnières ont des implications sur la psyché humaine. Homo Temporus!

Les saisons exercent un impact sur la psyché, et c’est bien connu à l’instar du Trouble Affectif Saisonnier (TAS). Ce trouble est caractérisé par une dépression récurrente pendant les mois d’hiver, est il est largement documenté en psychiatrie. Cependant, au-delà du TAS, de nombreux autres phénomènes psychologiques, tels que la prise de décision dans divers domaines comportementaux (agressivité, comportement prosocial, comportement alimentaire, libido) suivent également ce cycle. Les goûts musicaux et les couleurs ainsi que les processus attentionnels sont également susceptibles d’être influencés. Les auteurs de l’étude suggèrent même l’émergence d’une nouvelle branche de la psychologie: la psychologie saisonnière. Une proposition légitime puisque le trouble affectif saisonnier est déjà étudié, alors pourquoi ne pas envisager des études similaires à celles menées en éthologie animale?

Se basant sur des exemples animaliers, les auteurs évoquent le changement de pelage du renard dans l’Arctique, les migrations des oies du Canada et même le comportement des enfants anticipant l’arrivée du Père Noël. Ils démontrent ainsi que le comportement humain suit les cycles saisonniers.

Les saisons ne se limitent pas à des phénomènes météorologiques, elles sont également liées à des changements influençant le comportement humain et l’environnement. Chaque saison est associée à des traditions culturelles et à des phénomènes sociaux à grande échelle. Ces changements saisonniers impactent les variables écologiques, la propagation des maladies, les habitudes alimentaires et les comportements avec des répercussions distincts sur la psyché humaine.

À titre d’exemple de tradition culturelle, citons la fête de Sainte Lucie de Syracuse, célébrée le 13 décembre, une date significative en Suède et célébrant la lumière. Au cours d’une procession, une jeune fille a la tête ceinte d’une couronne de cinq bougies. Elle est suivie par sept adolescentes tenant chacune une bougie à la main et vêtues d’une robe blanche avec une ceinture rouge. Cette célébration aide à affronter la nuit polaire en illuminant l’hiver. Des processions lumineuses sont également organisées dans les écoles, les bureaux, les hôtels et les centres commerciaux pour contrer l’obscurité.

Cette ancienne coutume suédoise révèle le besoin des Suédois de trouver des moyens de faire face au froid polaire et l’obscurité en utilisant la festivité et l’humour comme le souligne Jonas Engman, ethnologue au Musée Nordique, citant des croyances des anciens.

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OSCAR, UN CHAT HORS DU COMMUN!

Cette histoire étonnante met en lumière le rôle des animaux dans les services de soins palliatifs pour apaiser l’angoisse de la mort chez les malades et la tristesse des familles lors du départ d’un proche. Même si cette histoire manque de rigueur scientifique, elle demeure réconfortante…

Les capacités extraordinaires des animaux suscitent souvent des discussions sur un prétendu sixième sens. Certains de leurs comportements intrigants, largement relayés par la presse, incluent des récits où des chats et des chiens parcourent des milliers de kilomètres pour retrouver leurs maîtres. Outre nos cinq sens familiers, faut-il vraiment invoquer un sixième sens pour expliquer ces facultés exceptionnelles, ou serait-il plus pertinent d’évoquer une « supra sensibilité » ?

En 2004, des éléphants auraient manifesté une anticipation du tsunami dévastateur ayant frappé les côtes de l’île. Ils se seraient mis à pleurer et à fuir vers les montagnes avant l’arrivée de la vague destructrice. Ces événements dépassent une part de leur nature, échappant aux limites de la science. Selon le naturaliste Marc Giraud, la science officielle semble peu encline à explorer de tels phénomènes.

Il y a quelques années, j’avais consacré un article à Oscar, un chat exceptionnel doté de capacités énigmatiques aux yeux de la science. Né en 2005 et décédé en février 2022 à l’âge de 17 ans, Oscar était un membre particulier de l’équipe soignante du Dr Dosa, gériatre et professeur adjoint à l’Université Brown à Rhode Island. Recueilli alors qu’il était chaton dans un refuge pour animaux, il a grandi au sein de l’unité de soins du centre de réadaptation Steere House à Providence, Rhode Island. Cet établissement accueille des patients atteints de maladies telles que la maladie d’Alzheimer, de Parkinson et d’autres affections neurodégénératives. Dans les stades avancés de ces maladies, les patients perdent généralement conscience de leur environnement. L’histoire d’Oscar, c’est aussi l’histoire des soins que reçoivent les patients en fin de vie.

Oscar, devenu la mascotte emblématique du service de gériatrie, a accédé à la notoriété grâce à un article paru en juillet 2007 dans le New England Journal of Medicine, rédigé par David Dosa. Ce gériatre relate les rondes effectuées par Oscar au sein de son service, mettant en lumière son don extraordinaire. Il a un comportement récurrent qui avertit l’équipe médicale de la proximité de la mort chez les patients en phase terminale. Lorsqu’un résident est sur le point de décéder, Oscar grimpe sur son lit et se blottit contre lui en boule jusqu’à son dernier souffle.

L’étonnante capacité d’Oscar à prédire ces moments critiques aurait plusieurs explications. Notamment, une sensibilité à l’immobilité précurseur de la mort chez ces patients, un odorat particulièrement développé lui permettant de détecter substances émises par les cellules mourantes, ou encore une sensibilité aux phéromones spécifiques. Ce qui est certain, c’est que cette mascotte ne choisit de réconforter que les personnes approchant les dernières heures de leur vie.

Les cheveux en bataille, Mme P déambule sans but dans les couloirs, perdue dans ses pensées. Son errance la conduit vers Oscar. Interrompu dans sa promenade, Oscar la fixe attentivement et, lorsqu’elle passe devant lui, émet un sifflement doux, semblant lui signifier: « Laisse-moi tranquille. » Mme P l’ignore et poursuit son chemin dans le couloir, laissant Oscar visiblement soulagé. Sa visite ne présage pas de fin imminente pour elle, et Oscar peut vaquer à d’autres occupations.

Revenu auprès du personnel médical, Oscar saute sur le bureau pour se désaltérer et prendre quelques croquettes dans son bol. Rassasié, il reprend sa ronde dans l’aile ouest, évitant un résident profondément endormi sur un canapé.

Arrivé à la chambre 313, Oscar se glisse par la porte entrebâillée. Mme K repose sereinement dans son lit, sa respiration calme, bien que peu profonde. Elle est entourée de photos de ses petits-enfants et de souvenirs de son mariage. Malgré ces images, elle semble seule. Oscar saute sur son lit et la renifle avant de se blottir contre elle en boule. Une heure s’écoule, Oscar demeure lové contre Mme K. Lorsqu’une infirmière entre pour vérifier l’état de sa patiente, elle remarque la présence d’Oscar. Après un bref instant dans la chambre, elle se hâte de retourner à son bureau, saisit le dossier de Mme K et passe quelques appels.

Trente minutes plus tard, la famille arrive, et le personnel s’active pour installer des sièges supplémentaires afin que les proches veillent Mme K. Un prêtre se présente pour lui administrer les derniers sacrements. Pendant ce tumulte, Oscar n’a pas bougé d’un poil. Il continue de ronronner doucement tout en pétrissant affectueusement Mme K.

L’un des petits-fils interroge sa mère : « Pourquoi ce chat est-il là ?» Sa mère, les yeux empreints de larmes, lui répond : « Il est là pour aider ta grand-mère à partir vers le ciel. » Trente minutes plus tard, Mme K. fait son ultime souffle. À ce moment, Oscar se redresse, jette un dernier regard autour de lui et quitte la chambre si discrètement que la famille, plongée dans le chagrin, ne remarque pas son départ.

De retour parmi le personnel, Oscar boit de l’eau avant de se recroqueviller pour une longue période de repos. Sa journée tire à sa fin. Aujourd’hui, il n’y aura pas de nouveaux décès. Chaque accompagnement en fin de vie par Oscar est aussi émouvant que les précédents. La plaque honorifique dédiée à Oscar est fixée au mur, reconnaissant son service exceptionnel dans cette unité de soins palliatifs. Gravée à son effigie, elle mentionne : « Pour sa compassion au sein de cette unité, cette plaque est décernée à Oscar, le chat. »

Cependant, il est essentiel de garder une perspective critique. Les spécialistes du comportement animal soulignent d’abord les capacités innées des animaux. Le Dr Jill Goldman, spécialiste du comportement animal à Laguna Beach (Californie), souligne le remarquable odorat des chats et avance l’idée qu’Oscar peut rester aux côtés des mourants par association avec une odeur spécifique associée à la mort.

Le Dr Thomas Graves, expert félin de l’Illinois, partage avec la BBC : « Les chats peuvent souvent détecter quand leurs maîtres ou d’autres animaux sont malades. Ils peuvent anticiper les changements climatiques et sont réputés pour détecter les tremblements de terre. » Pour ces spécialistes, le soi-disant sixième sens des animaux n’est pas une surprise. Ainsi, le don d’Oscar n’est pas d’ordre parapsychologique, mais simplement rare.

Nicolas Gauvrit, dans la revue Science et Pseudo-sciences, parle d’Oscar comme une mascotte du paranormal. Il aborde les biais cognitifs, les corrélations illusoires et les erreurs statistiques potentielles induites par l’équipe soignante. Il souligne: « Il n’existe aucune preuve scientifique étayant l’idée qu’Oscar ressent quoi que ce soit, rendant ainsi prématurées toutes considérations sur ses causes… »

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IRIDOLOGIE: DÉCRYPTAGE D’UNE MÉTHODE CONTROVERSÉE

L’iridologie est une technique de médecine alternative, et elle ne permet pas de diagnostiquer des maladies.

photo d’iris réalisée par @Romain Bebon: https://www.romainbebon.com

Pour rendre unique votre intérieur et suivre la dernière tendance très ego-déco, affichez dans votre salon une immense photo de votre iris. Plaisanterie mise à part, plus prosaïquement, parfois, c’est votre ophtalmologue qui, en vous faisant un fond d’œil, vous montre la beauté de votre iris qui peut donner envie d’en faire une oeuvre d’art.

Qui n’a pas régulièrement consulté un ophtalmologue pour un fond d’œil ? Cet examen est indispensable car il permet de dépister et de prévenir des problèmes de vision graves. En effet, l’examen est indolore et réalisé par un ophtalmologue. L’ophtalmologie est une spécialité médico-chirurgicale des plus sérieuses, qui répond aux dernières avancées de la science. Grâce aux progrès de la science et de la technologie, l’ophtalmologie est en constante évolution. De nouvelles techniques chirurgicales, des traitements innovants et des dispositifs médicaux de pointe sont continuellement développés pour améliorer la prise en charge des maladies oculaires.

On pourrait croire que cette spécialité est à l’abri du charlatanisme et de la pseudo-science. Absolument pas! Connaissez-vous l’iridologie? La publication récente d’un article paru en 1989 dans la revue The Skeptic vient nous rappeler d’être vigilant sur cette pseudo-médecine.

Contrairement à la spécialité médicale de l’ophtalmologie, l’iridologie n’est pas basée sur des preuves scientifiques solides. L’iridologie est une pratique qui prétend pouvoir diagnostiquer des maladies ou des problèmes de santé en examinant les motifs et les couleurs de l’iris de l’œil. C’est le chiropracticien et naturopathe Bernard Jensen à qui l’iridologie doit l’une des cartographies élaborées par les chefs de file de l’iridologie.

La santé d’une personne serait liée aux lignes et aux marques qui apparaissent dans l’iris. L’iridologie prétend être un système ordonné qui peut être cartographié et interprété comme un signe avant-coureur d’une maladie, même s’il vous semble que vous êtes en pleine forme. Selon les iridologues, chaque cercle de l’iris correspond à des organes et à des parties spécifiques du corps. Par exemple, si on se casse une jambe, une marque spécifique, telle qu’une signature liée à l’organe, apparaîtra dans l’iris. Hormis toute pathologie spécifique ou la dépigmentation progressive chez les personnes âgées, l’iris n’évolue plus au cours de la vie et il est caractéristique d’un individu, tout comme une empreinte digitale. La technologie en biométrie de reconnaissance par l’iris l’illustre.

Selon l’iridologie, « il y aurait au cours de la vie, trois grandes métamorphoses de l’iris… en relation étroite avec les trois phases évolutives de modifications physiques et biologiques de l’organisme.« 

Lors des premiers entretiens de Monaco sur les médecines énergétiques, le 22 novembre 1985, relayé par l’AFIS, tandis que le spécialiste cherche la nature précise de la maladie, pour le naturopathe, l’iris fournit des informations permettant de rechercher les capacités réactionnelles en rapport avec l’autoguérison et les causes profondes des déséquilibres physiologiques, etc. Une souffrance passée peut aussi s’inscrire dans l’iris.

L’iris droit représente la moitié droite du corps, et l’iris gauche la moitié gauche du corps. En partant de la pupille vers le bord extérieur de l’iris, plusieurs zones concentriques représentant les différents systèmes du corps humain. Chaque couleur d’iris a son profil de faiblesse et son lot de maladies. L’iris bleu ou constitution « lymphatique fibrillaire » est lié à des profils constitutionnels. Les personnes ayant les yeux clairs auraient un système immunitaire fragile, prédisposé aux allergies, asthme, migraines, arthrites.

L’iris brun ou constitution « hématogène » prédispose aux pathologies cardio-vasculaires, hypertension, cholestérol, diabète, troubles circulatoires, hépatiques et bilieux. L’iridologie n’oublie pas l’iris mixte ou constitution « mixte biliaire ». C’est un iris noisette de coloration vert-brun ou brun jaune laissant apparaître des couches iriennes profondes en bleu. Cette constitution témoignerait d’une faiblesse du foie, d’un potentiel digestif faible et d’une perturbation du métabolisme des glucides. Malgré ce jargon qui laisse supposer une spécialité médicale des plus fiables, aucune étude scientifique n’a pu prouver à ce jour que l’iridologie permettait de réaliser un diagnostic de pathologie.

Les études scientifiques sérieuses utilisent des méthodologies rigoureuses et des essais contrôlés pour évaluer les maladies et leurs traitements. Il y a sur PubMed, le service d’archives qui répertorie des titres de périodiques scientifiques, de rares articles qui déconstruisent l’iridologie. Il y en a un qui a retenu mon attention. C’est un article de 2008 concernant le dépistage du cancer colorectal par l’iridologie comme méthode alternative, car le développement de ce cancer est long. Et ainsi savoir s’il est possible d’anticiper avant le diagnostic; ce qui serait intéressant en gastro-entérologie.

On a présenté à des iridologues, dans un ordre aléatoire et sans qu’ils connaissent le nombre de personnes malades, l’iris de 29 personnes diagnostiquées d’un cancer colorectal et de 29 personnes en bonne santé. Dans cette expérience, la comparaison des iris de patients atteints d’un cancer du côlon avec ceux de personnes en bonne santé devrait permettre aux iridologues d’analyser les différences potentielles entre les deux groupes. En examinant la forme, la couleur, la texture et d’autres caractéristiques de l’iris afin de tenter de déceler des signes ou des patterns spécifique liées au cancer du colon.

Les iridologues auraient correctement détecté 53,7 % et 53,4 % des iris des personnes de l’étude. Ces résultats montrent que la probabilité n’était statistiquement pas meilleure que le hasard. Cette étude montre que l’iridologie n’a aucune validité en tant qu’outil de diagnostic pour la détection du cancer colorectal. Point. Circulez, il n’y a rien à voir.

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